Toussaint – Fête des défunts

1er novembre

L’Assemblée des Saints en fête…

La Toussaint est la fête de tous les saints, connus ou inconnus : le peuple des petites gens, des humbles, des laissés-pour-compte, ceux qu’on exploite, les affligés, les découragés, les malades, les perdus qui ont mis leur confiance en Dieu.

 Historiquement, cette fête fut située dans la suite de Pâques ou de la Pentecôte. Le sens est clair : la Toussaint fête la victoire du Christ Ressuscité dans la vie des hommes de foi, ainsi que la présence de l’Esprit Saint dans le cœur des croyants. C’est au 8e siècle que la Toussaint fut transférée au 1er novembre à Rome, et au 9e siècle qu’elle fut étendue au monde entier.

 « Rien ne nous assure que les saints canonisés soient plus grands », note Thérèse de Lisieux. En regardant autour de nous, nous savons reconnaître en certains une merveilleuse sainteté. En songeant à ceux qui nous ont précédés, nous pouvons penser que nous avons tous des saints dans notre généalogie, et même parmi nos ancêtres proches…

 La Toussaint est la fête du triomphe du bien sur le mal. Elle célèbre la réussite du projet de Dieu qui nous a voulus « saints et sans tache, en sa présence, dans l’amour » (Ephésiens 1,4). En ses fils, le Père couronne ses propres dons aux formes multiples.         

   Enfin, c’est la fête de la Communion des Saints car nous sommes tous les fruits du travail, des larmes, de la tendresse des autres, des prières connues ou anonymes… Une immense chaîne de solidarité. Célébrer la Toussaint, c’est donc se savoir héritier de la foi de nos prédécesseurs : c’est aussi, fort de cet héritage, se faire bâtisseurs de l’avenir… 

Lien du site de la chorale du pôle

2 novembre

Le souvenir des fidèles défunts   

La solennité de tous les saints ne devait pas manquer d’attirer le souvenir des fidèles défunts, que l’Eglise évoque chaque jour dans sa prière. Il faut se rappeler que cette prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne, de même que l’offrande du sacrifice eucharistique, « pour que brille à leurs yeux la lumière sans déclin ». A chaque messe, l’Eglise prie d’abord « pour tous ceux qui reposent dans le Christ », mais elle élargit sa prière à « tous les morts, dont seul le Seigneur connaît la foi » à « tous les hommes qui ont quitté cette vie » et dont « il connaît la droiture ».

 

En priant pour ceux et celles qui ont quitté cette terre, nous demandons  aussi à Dieu de « faire grandir notre foi en son Fils qui est ressuscité des morts, pour que soit plus vive notre espérance en la résurrection de nos frères ». Si nous croyons que « tous revivront dans le Christ », c’est que Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». Dans notre prière, nous affirmons enfin que Jésus  est le lien entre nos frères défunts et nous : Il « nous unit les uns les autres par le mystère de son amour », spécialement dans la célébration du « sacrement de la Pâque », dans la communion de son corps et à son sang. La célébration d’aujourd’hui nous invite à raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort tout en priant pour nos frères et sœurs défunts. Elle rappelle la résurrection de Jésus et la certitude de notre propre triomphe sur le péché et la mort, dès maintenant et pour l’éternité.  

Père José

J’offre une messe