Veillez donc ! Il vient, le Seigneur que nous attendons, nous l’espérons dans la joie !

Une année nouvelle s’ouvre aujourd’hui. Une année durant laquelle nous allons, de dimanche en dimanche, entrer un peu plus dans le mystère de l’Amour de Dieu manifesté en son Fils Jésus. C’est l’évangile de saint Matthieu que nous ouvrons pour découvrir le Maître à travers son enseignement.

Ce premier dimanche de l’année liturgique nous délivre la Bonne Nouvelle : le Seigneur est proche, et déjà sa lumière pointe à l’horizon… Nos yeux sont-ils bien ouverts pour guetter cette aube nouvelle ? Sommes-nous prêts à rencontrer Celui qui vient nous libérer et nous offrir sa paix ? Il est temps de nous réveiller.

La liturgie de la Parole s’ouvre par une proclamation solennelle : « dans l’avenir… » ! C’est là une des faces de Dieu. Dieu « promet » ; il s’engage dans les promesses. Il n’est pas seulement « Celui qui est », il est Celui qui nous projette. Il en est le sens. La manière dont il décrit cet avenir nous en dit long sur ce qu’il aime. Mais le plus important, c’est qu’il en fera partie. Notre Dieu « va de l’avant » : mystère à garder dans notre cœur…

Jésus met toute son énergie à nous persuader de sa venue. Sa venue est certaine et ce n’est pas une surprise… puisque c’est lui qui vient ! Dieu s’engage dans une promesse. Et si le Christ était la promesse ? Si le contenu de la promesse, c’était lui ? Promesse déjà accomplie aujourd’hui et saisie dans les certitudes et les incertitudes de notre foi. Promesse qui charge de lumière le « dans l’avenir », proclamé par Isaïe.

L’Église attend. Elle veille et elle éveille. Elle est prévenue et elle prévient. Face à la marche du temps, elle n’a peut-être qu’une certitude : à chaque instant « le salut est plus près de nous », plus près de chaque être humain, croyant ou incroyant, plus près de tout… L’Avent, comme temps liturgique, est un temps particulier de redécouverte du sens de l’existence chrétienne, sens donné par l’avènement du Seigneur dès aujourd’hui, qui donne souffle et fait vivre.

Père José