« Qui a touché mes vêtements ? »

     Ce treizième dimanche célèbre la vie plus forte que la mort, célèbre Dieu passionné de la vie. Dans l’Évangile de ce dimanche, en effet, à travers deux signes, Jésus  dit clairement  qu’Il défend la vie : Il guérit, Il relève. Il rend libre, Il redonne aux personnes toute leur dignité et leur capacité de vivre pleinement. Savons-nous lui dire qu’Il est notre joie de vivre ?

       L’impératif de Jésus a quelque chose d’affectueux pour cette femme, restaurée dans sa dignité, rétablie dans la société dont l’excluait son mal. Ce « sois guérie » apparaît d’ailleurs comme une constatation : c’est sa foi qui l’a sauvée, et Jésus s’en réjouit. On devine à travers ce signe qu’il vient de donner de sa capacité à guérir, son désir de rencontrer la foi, de susciter la foi comme seule source du salut. Il n’a jamais cherché à faire sensation en opérant un miracle, il n’a jamais voulu se mettre en valeur ni laisser penser que la foi était facultative. La guérison est conséquence de la foi qui est toujours source de vie et de bonheur.

     Ce deuxième impératif de l’Évangile de ce jour est dynamique et traduit parfaitement le désir fou de Dieu  de voir  l’homme vivant, son amour inconditionnel de la vie. Quels que soient  les mots araméens et grecs exacts utilisés dans ce verset 41 de saint Marc, la fillette est « allongée », « endormie », du « sommeil » de la mort : un état dont Jésus nous sauve, et il va préfigurer ce salut par son « je te le dis : lève–toi ». Le mot évoque la résurrection, le nouveau surgissement de la vie, l’amour divin qui remet debout. Ici encore, Jésus n’avait demandé au papa qu’une chose : « Crois seulement ».

Y croyons-nous vraiment, nous aussi ?                                  

Père José