Nous sommes son peuple, son troupeau…

Aujourd’hui, l’Écriture donne dans le superlatif : aucun qualificatif n’est trop grand pour parler de ce qui se passe, pour évoquer la puissance de la Résurrection et ses fruits pour l’humanité. En effet, le salut dont elle est porteuse doit parvenir « jusqu’aux extrémités de la terre ». Pâques, c’est la surabondance de l’amour et de la vie, c’est l’allégresse et la tendresse du Bon Pasteur pour chacune de ses brebis. Nous avons pour mission de l’annoncer avec joie.

Il est heureux que saint Jean, dans sa vision, ne puisse « dénombrer » la foule immense qui se tient autour de l’Agneau vainqueur. Il est heureux qu’il précise que cette foule est « de toutes nations, races, peuples et langues ». Telle est l’universalité, ou la catholicité, du salut. L’universalité de l’amour sans frontières de notre Père. Mais cette abolition des barrières n’est pas seulement à imaginer pour plus tard… La description du Livre de l’Apocalypse nous invite déjà à célébrer de la

même manière, dès maintenant : en ouvrant largement nos portes et nos cœurs à tous les invités du Seigneur.

En se présentant par cette image traditionnelle du  » Bon Pasteur « , le Christ  signifie qu’il est bien celui qui est envoyé pour rassembler le troupeau et qu’il se donne tout entier  dans l’amour   qu’il éprouve pour ses brebis. Il  veut également souligner la proximité avec laquelle il les aime en prenant le temps de les connaître. Tous, nous avons l’immense privilège d’être les bénéficiaires de cet amour. Il nous fait vivre et nous donne d’exister en plénitude. Par tout son comportement, tout son être, le Christ incarne et révèle la miséricorde de Dieu. Il est aussi celui qui, au dernier jour, rassemblera l’humanité entière. La promesse de la vie éternelle en est déjà un indice pour tous ceux et celles qui le suivent : ils sont promis, avec lui, à la joie de la résurrection et de la fête éternelle.

Père José