Nous sommes aimés de Dieu !

Faites le compte ! Dans les deux textes de saint Jean de ce dimanche, les mots « aimer », « amour », « ami » reviennent vingt-deux fois ! Avec une telle avalanche d’amour, nous sommes bien obligés d’admettre que le Dieu qui se révèle en Jésus est un Dieu d’amour. Ceci étant dit, il y a cependant, reconnaissons-le en toute simplicité, des paroles « dures » dans l’Évangile. Mais les textes d’aujourd’hui nous prouvent abondamment que ces paroles « exigeantes » doivent toujours être mises dans le « bain » de l’amour.

Mais voilà ! La grande erreur est de transposer en Dieu notre conception et notre pratique de l’amour. Spontanément, nous croyons que l’amour que Dieu nous donne dépend de notre manière de le recevoir et d’y répondre. Et donc, si nous refusons l’amour de Dieu, il finira par nous le retirer. Or, ce n’est pas du tout cela que nous dit Jésus : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ». L’amour de Dieu et de Jésus pour nous est premier. Saint Jean donne même une « définition » de l’amour qui bouleverse tout : « Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés. » Autrement dit, l’amour de Dieu pour nous est toujours premier.

Personne ne peut l’influencer, personne ne peut le supprimer. Il suffit de me tourner vers Jésus pour l’entendre me dire : « Moi, je n’arrête jamais de t’aimer, car mon amour pour toi est plus grand que ton cœur. Tu ne pourras jamais épuiser mon amour pour toi ». Là est la vraie conversion : donner notre foi à cet amour inouï.

 

Père José