» Ne craignons pas de laisser le Christ exercer sa royauté en nos cœurs… « 

Avec la fête du Christ Roi de l’univers, nous arrivons au terme de l’année liturgique. Qui est celui que nous célébrons aujourd’hui ? La liturgie nous le présente comme le berger qui veille sur ses brebis (image reposante du Livre d’Ezéchiel et du Psaume 22), comme le « nouvel Adam » (2e lecture), ou comme le « Fils de l’homme qui viendra dans sa gloire », image plus redoutable d’un juge… Une chose est sûre : ce roi est celui des petits et des pauvres, un roi dont le trône est la croix, un roi qui donne sa vie. Voilà qui nous ouvre à un autre aspect de la royauté du Christ, Roi juge certes, mais Roi d’amour.

« Roi de l’univers » : ce n’est que depuis 1970 que cette fête du Christ-Roi, instituée en 1925 par Pie XI, a reçu cette nouvelle appellation donnant à la royauté du Christ toute sa dimension cosmique et eschatologique. Elle donne toute son ampleur à ce dernier dimanche de l’année liturgique : sommet qui entraîne vers un nouveau commencement et marque un nouveau passage vers ce retour en gloire du Christ-Roi.

Saint Paul aussi décrit ce grand retour qui marquera la victoire du Ressuscité sur toutes les forces du mal et où « Dieu sera tout en tous ». Nous sommes déjà tendus, orientés vers ce sommet, ce salut qui vient pour le monde. La fête de ce jour doit ainsi englober tous ces aspects : solennité du Christ, bien sûr, salut du monde et de la Création, et salut de tout homme qui aura su aimer les « petits » à la manière de Jésus. Ne craignons donc pas de laisser le Christ exercer sa royauté en nos cœurs pour y restaurer pleinement l’image de Dieu !

Père José