Mon Seigneur et mon Dieu !

Avance ton doigt ici !

Dans le langage courant, être « comme saint Thomas » n’est pas très flatteur. Cependant, ce deuxième dimanche de Pâques est son dimanche en quelque sorte. Mettons-nous, sans crainte, à son école : Thomas n’est-il pas le modèle du croyant ? Ses amis osent presque le narguer, tant l’événement est évident pour eux : ils ont vu… Lorsqu’on voit, oui, nul besoin de croire. Mais quand Thomas bénéficie de la même vision que les autres disciples, c’est de son cœur à lui que jaillit la première profession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Aujourd’hui encore la profession de foi est vraiment le centre de la célébration.

Les apôtres sont les premiers à voir le Christ ressuscité. Il leur donne son Esprit, pour poursuivre son œuvre de salut. L’Église naît de cette vie du Ressuscité, de ce don de l’Esprit.

En redisant notre foi, en ce temps de Pâques, n’est-ce pas l’occasion de prêter davantage attention aux mots que nous prononçons ? Nous croyons en l’Église « une, sainte, catholique et apostolique ». L’Église est « catholique », parce que les Douze sont envoyés pour annoncer le salut à « tout homme » ; elle est « apostolique » parce que, par le don de l’Esprit, les évêques poursuivent par leur ministère la mission même que le Christ a confiée aux Douze qu’il a choisis.

Les textes de ce dimanche élargissent notre regard à « la multitude »…

Le témoignage des Apôtres porte déjà du fruit, une multitude de croyants les ont rejoints. C’est à eux, à nous, que s’adresse la béatitude du Ressuscité : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! »

En sommes-nous ? Notre foi nous rend-elle heureux ?

Père José