Leurs filets se déchiraient…

Le véritable mot d’ordre de ce dimanche, dans l’Écriture et dans l’Église, n’est autre que : transmettre le message. Les deux lectures et l’Évangile, en effet, y insistent : le Seigneur a besoin de « messagers » (première lecture) de pêcheurs d’hommes ou de pasteurs (évangile), d’apôtres, de chrétiens qui « transmettent » ce qu’ils ont « reçu » (deuxième lecture). Si l’Évangile est pour nous vraiment Bonne Nouvelle qui nous fait vivre, nous avons à cœur de le faire connaître comme un cadeau de vie.

Les récits d’appel que l’Écriture nous rapporte aujourd’hui montrent bien que toute vocation est personnelle : Isaïe est spécialement purifié pour sa mission de prophète juste avant d’être appelé ; Simon sera appelé Pierre en raison de son rôle primordial dans l’Église ; Paul, lui aussi, est choisi comme apôtre, comme envoyé pour

transmettre et porter la Bonne Nouvelle à tous. Le Seigneur choisit et appelle chacun par son nom et lui confie une mission propre, pour le bien de l’Église et l’annonce de l’Évangile. Il continue, aujourd’hui, à choisir et appeler…

La vocation et la mission du chrétien l’amènent à la fois à suivre le Christ et à conduire les hommes à lui. Suivre le Christ, c’est essayer de vivre sa Parole et l’exemple qu’il nous a donné : la transmission de la Bonne nouvelle suppose des signes concrets d’accueil, de partage, d’amour. Suivre le Christ, c’est tâcher d’aimer les autres comme il nous aime. C’est, ensuite, révéler à tous les hommes un Seigneur de tendresse, et les conduire à lui : « prendre des hommes », ce n’est pas les enrôler de force dans l’Église, mais leur proposer l’amour de Celui qui nous fait vivre.

Père José