L’Eucharistie : une nourriture qui ne passe pas »

Jésus nous a tout donné « au point de faire de son corps et de son  sang un sacrement et de rassasier de sa propre chair les brebis qu’il a rachetées », disait saint Grégoire le Grand. Comme je l’ai déjà indiqué, depuis plusieurs dimanches, le discours sur le « Pain de Vie » nous introduit au mystère de son amour.

En méditant l’évangile de ce vingtième dimanche du temps ordinaire, une question a envahi mon cœur : Quelle place a pour moi l’Eucharistie ? Suis-je simplement un consommateur ? Cette nourriture n’est-elle pas une force qui me rend toujours présent celui que je cherche et que j’aime : le Christ à jamais vivant et agissant en moi et par moi ?

A quelques heures de son offrande totale par amour pour nous, Jésus prend ces simples choses que sont le pain et le vin, fruits de la terre et du travail des hommes, pour en faire son Corps et son Sang. L’ordinaire de la vie devient l’extraordinaire de la vie en Dieu. Par des aliments du quotidien, le Christ s’offre à nous pour être mangé. Il nous permet alors de rendre présente la mémoire de sa vie, de sa mort et de sa résurrection dans l’attente de son retour glorieux. C’est le repas des messagers de la Bonne Nouvelle.

Toute Eucharistie nous ouvre vers l’aujourd’hui de la présence de Dieu, et nous relie à toute l’histoire de l’humanité qui accueille et s’émerveille de cette proximité de Dieu rendue présente par le repas eucharistique.

Oui, Dieu donne sa vie. Il nous invite à chercher et à comprendre sa volonté. Chaque jour Dieu nourrit son peuple. Pain vivant descendu du ciel, Jésus nous rejoint au plus profond de notre humanité. Celui qui mange de ce pain vivra pour toujours. En tout instant de notre vie, rendons grâce  à Dieu, chantons-lui sa louange !

Père José