» L’espérance se construit jour après jour… « 

Dans la vie de foi, veiller suscite l’espérance, une des plus belles vertus. Elle nous fait tendre à la sagesse et implique une progression de la qualité de la vie spirituelle. Mais elle est un réel investissement de notre part et, en fait, une décision de nous engager dans cette durée. L’espérance provoque un enracinement de plus en plus profond dans la relation au Christ, source de vie et de lumière… L’espérance se construit jour après jour, fondée déjà sur notre conviction intime que le Christ est mort et ressuscité. C’est le fondement de la vie chrétienne.

L’Évangile de ce dimanche redit, à travers la parabole des jeunes filles invitées à la noce, la nécessité de prévoir l’arrivée de l’Époux. Il vient certes. Il est déjà là. Nous avons le désir profond de vivre avec lui, parfois avec nonchalance parce que nous aimons l’immédiat. Dans la relation humaine et spirituelle, rien n’est immédiat. Tout se reçoit et se donne.

C’est l’inconsistance de ces jeunes filles qui les fait être ailleurs au moment où l’époux se présente et où la rencontre devient possible. Absentes à ce qui se joue dans leur vie, elles ratent un moment clé de leur existence et passent à côté du royaume de Dieu dont la porte n’est accessible que dans l’instant présent.

Le Christ nous rappelle que le royaume de Dieu est accessible dès maintenant à la seule condition d’être présent à sa propre vie et à l’écoute de celle des autres. « Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure » n’est pas une menace. La phrase dit seulement que la rencontre ne peut se faire sans nous, sans notre volonté d’être là, sans notre énergie et nos efforts pour être disponible pour ce que nous vivons. Seules les personnes présentes vivent le moment opportun de la rencontre. L’être humain est un être de relation. C‘est par ce biais que la vie spirituelle se construit et se déploie.

Père José