Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous

 

En ce matin de Noël, nous sommes invités à la joie et à l’émerveillement. « Éclatez de joie, ruines de Jérusalem, car le Seigneur a consolé son peuple » nous dit la lecture d’Isaïe (Is 52, 9). Que la joie et la consolation de Noël atteignent nos cœurs.

Nous venons d’entendre la procla-mation du magnifique prologue de saint Jean. Lors de la messe de la nuit, nous avons entendu le récit de la Nativité, avec Marie, Joseph, les bergers, les anges dans le ciel. Aujourd’hui, le mystère de Noël nous est présenté d’une autre manière. Qui est cet enfant qui vient de naître ? « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu…Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. »

Je ne suis pas sûr que nous ayons pris la mesure de ce qui se passe dans le mystère de l’Incarnation. Je ne suis pas sûr que nous nous rendions compte de ce que signifie « il s’est fait pauvre de riche qu’il était » (2 Cor 8, 9)… Le Créateur a choisi de se faire créature, un avec nous, semblable à nous, d’être dépendant des autres…

Dieu qui est sans limite entre dans la limite humaine. La puissance de Dieu est sa fragilité. Elle se manifeste dans la fragilité de l’enfant, plus tard dans la fragilité du condamné sur la croix, et aussi dans la fragilité de l’eucharistie quand il se livre entre nos mains.

Que la fête de Noël où nous fêtons la naissance de Jésus qui est né dans une famille modeste, dans des conditions précaires, que notre contemplation du mystère de l’Incarnation où Dieu se révèle dans la fragilité humaine, soit source d’espérance et une invitation à revenir aux choses essentielles. Une lumière a jailli dans les ténèbres. Que la lumière de Noël transforme nos cœurs, qu’elle soit pour nous source de paix.

Ce que l’enfant Jésus attend de nous, c’est que nous croyions en lui, que nous nous laissions éclairer par lui, et que nous vivions avec lui. Qu’ainsi nous lui ressemblions de plus en plus. Je vous invite à mettre votre confiance en l’enfant qui vient de naître.

Père José