« La Sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Église ! »

Le voici, « le pain des anges, le pain de l’homme en route », s’exclame la séquence qui suit la première lecture. Quand nous en sommes privés, nous mesurons combien ce pain de vie nourrit nos cœurs, stimule notre foi, et nous fait pressentir « les biens éternels dans la terre des vivants ». Mais ce pain n’est pas tant un remède qu’une personne, Dieu vivant, qui vient à notre rencontre.

Célébrer la Fête-Dieu, c’est célébrer l’un des modes de présence du Christ ressuscité à son Église et à notre humanité. Présent dans sa Parole ou « lorsque deux ou trois sont réunis en son nom », c’est en nourriture qu’il se donne à nous dans le Saint Sacrement. Comme l’affirme le concile Vatican II : « La Sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même, Lui notre Pâque, Lui dont la chair, vivifiée par l’Esprit Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes… »

La liturgie de ce jour permet donc de centrer notre attention sur le don du Christ qui se donne lui-même en nourriture pour le salut et le bonheur de tous les hommes….

En donnant son sang, c’est-à-dire sa vie pour la multitude, Jésus opère la libération définitive. Sous les espèces du pain et du vin devenus son corps et son sang par l’action de l’Esprit Saint, le Christ se livre à nous et nous entraîne dans son offrande. Car, comme le fait remarquer saint Augustin, ce n’est pas nous qui absorbons et transformons cette nourriture, c’est elle qui nous fait devenir ce que nous recevons ; le Corps du Christ, le Corps du Christ donné au monde pour y « incarner » l’Amour et la compassion du Père.

Père José