Jusqu’au bout !

La célébration de ce jour nous met face à l’amour de Dieu pour le Christ. Un amour qui s’émerveille. Un amour qui compatit. La passion du Fils est aussi celle du Père. C’est dans cette dynamique qu’il faut vivre le Vendredi Saint. Une certitude qui fonde la grande prière de ce jour aux perspectives vraiment universelles.

 

Le Serviteur souffrant, tel que le prophète Isaïe le présente, a porté le péché des multitudes. Il justifie les multitudes. C’est la raison pour laquelle le deuxième moment important de la célébration d’aujourd’hui est la grande prière universelle. Il s’agit de prier le Christ, espérance pour tous les hommes, et de lui demander sa lumière pour celles et ceux qui en ont plus particulièrement besoin. Il s’agit de manifester notre foi en Celui qui a passé la mort et qui peut donc ouvrir des chemins nouveaux, faire naître pour tous une lumière dans la nuit.

 

Puisque le Christ est mort et ressuscité pour sauver tous les hommes et leur donner en partage sa gloire éternelle, la croix elle-même prend sens ! Pour les chrétiens, elle n’est plus seulement l’objet de supplice. Elle devient parole d’amour infini, signe indélébile, entre le ciel et la terre, de l’Alliance nouvelle scellée par le sang du Christ. C’est pourquoi la célébration de ce jour prévoit un temps de vénération de la croix, avant la communion au Corps livré pour nous. Et parce que le Christ a vécu là, pour nous, le « jusqu’au bout » de l’amour, le signe de croix est désormais le symbole même de notre identité chrétienne.

Père José