Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants…

La confiance fait partie intégrante de la foi en Dieu. Non pas une confiance servile et aveugle qui interdirait de penser et de réfléchir, bien sûr. Mais une confiance qui s’appuie sur le discernement, sur un désir de mieux connaître Dieu, de mieux comprendre et d’approfondir son message, afin d’aimer le Seigneur et notre prochain avec justesse.

Aujourd’hui, la parole de Dieu nous parle du sujet capital de la résurrection des morts. Curieusement, comme les Saducéens, nous aussi nous nous exténuons à poser des questions inutiles et mal placées. Nous voulons trouver une solution aux questions de l’au-delà en employant des critères d’ici-bas, alors que dans le monde à venir tout sera différent : « Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas » (Lc 20, 35). Si nous partons de bases erronées, nous arriverons à des conclusions erronées.

Si nous nous aimions plus et mieux, cela ne nous étonnerait pas qu’au ciel il n’existe pas cette exclusivité d’amour que nous vivons sur terre, cela se comprend car nous sommes limités, car il nous est difficile de sortir de notre cercle. Mais au ciel nous nous aimerons tous d’un cœur pur, sans jalousie ni envies, et non seulement notre époux ou épouse, nos enfants ou ceux de notre famille, mais tout le monde, sans exception ni discrimination de langue, pays, race ou culture, puisque l’amour vrai atteint une grand force.

Il est très salutaire d’entendre ces mots de l’écriture qui sortent de la bouche de Jésus lui-même. Cela nous fait du bien car il se pourrait qu’agités par tant de choses qui ne nous laissent même pas le temps de penser et subissant l’influence de la culture qui nous entoure qui semble nier l’existence de la vie éternelle, nous pourrions en arriver à douter de la résurrection des morts. Oui, cela nous fait du bien que le Seigneur lui-même nous dise qu’il y a un futur au-delà de la destruction de notre corps humain et de ce monde passager : « Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui » (Lc 20, 37-38).

La résurrection des morts ne concerne pas seulement ce que nous appelons l’au-delà. Elle transfigure notre vie dès maintenant. Nous sommes appelés à vivre « comme des vivants revenus d’entre les morts » ainsi que le rappelle l’Apôtre Paul (Rm 6, 13).

Vivons pour Dieu en Jésus Christ.

Père José