Élever la voix avec force !

Dimanche passé, il s’agissait de veiller. Jésus nous invitait à maintenir notre cœur éveillé pour désirer, toujours davantage, qu’il vienne dans notre vie si souvent plongée dans la nuit. Aujourd’hui, nous pouvons faire un pas de plus avec Isaïe et Jean-Baptiste. Isaïe proclamait : «  Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. » Cela, Jean-Baptiste l’a réalisé. Il a préparé le chemin pour Jésus et il a parfaitement mis en pratique la parole d’Isaïe : « Élève la voix avec force ».

Pourquoi faut-il élever la voix ? D’habitude, on élève la voix quand on est fâché ou alors quand on n’arrive pas à se faire entendre parce qu’il y a trop de bruit. Le prophète, lui, élève la voix parce qu’il est dans le désert. C’est là, dans la sécheresse et l’aridité de la vie des hommes, qu’il faut préparer le chemin du Seigneur.

Une fois de plus, il s’agit de reconnaître et de nommer les territoires de nos vies qui sont des déserts…  C’est là, dans nos déserts bien concrets qu’Isaïe et Jean-Baptiste nous invitent à tracer une route pour notre Dieu. Nous comprenons mieux alors pourquoi nous devons élever la voix avec force : pour crier, dans le bruit assourdissant de notre monde, dans les déserts du monde et de nos propres vies, comme pour nous réveiller, pour crier sans cesse cette parole toujours neuve : notre Dieu est capable de traverser nos déserts pour nous rejoindre jusque-là et nous inonder de son amour.

Père José