” Dieu va partout chercher les membres de son Église ! “

Il n’est pas très courant qu’on aille dans les rues et sur les places publiques pour appeler tout le monde et n’importe qui. On choisit ses invités. Le roi de la parabole, lui, voit ses invités se défiler les uns après les autres. Alors il envoie ses serviteurs aux croisées des chemins pour inviter « les bons comme les mauvais ».

Jésus parle en réalité du Royaume des cieux. Le roi, c’est le Père qui célèbre les noces de son Fils avec l’humanité. Nous sommes ainsi directement plongés au cœur du mystère de l’Incarnation. L’Apocalypse dira : « Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau. Ces noces, l’Agneau de Dieu, Jésus, les a consommées sur la croix. L’eucharistie est la célébration actuelle de l’union entre Jésus ressuscité et les fidèles. L’Église devient alors l’Épouse de l’Agneau.

Qui est invité à ces noces ? Tous ceux que les serviteurs ont rencontrés sur les chemins. Autrement dit, l’Église n’est pas un club privé, une société de gens distingués, meilleurs que les autres, triés sur le volet et dignes de prendre place à la table du roi en raison de la sainteté de leur vie.

L’Église est l’assemblée des hommes et des femmes de toutes races, de toutes conditions, des « mauvais et des bons », des purs et des saints, sûrement, mais, en beaucoup plus grand nombre, des pauvres gens et des pécheurs… Dieu va partout chercher les membres de son Église, en particulier là où les « gens bien » n’auraient pas l’idée d’aller se promener.

Il faut le « vêtement de noce », dit Jésus. Qu’est-ce à dire ? Il faut venir en acceptant de laisser Jésus nous revêtir de sa miséricorde. Il faut donc reconnaître notre misère, ne pas nous croire « dignes » par nous-mêmes. « Seigneur, je ne suis pas digne,  mais dis seulement une parole de miséricorde et je pourrai prendre place à la table de ton festin ».

Père José