C’est chez mon Père que je dois être !

 De nos jours où, dans nos pays occidentaux et notamment en France actuellement, le modèle familial est souvent malmené, la fête de la Sainte Famille apporte à tous un message de bonheur qu’on ne manquera pas de souligner en ce dimanche. Cette bonne nouvelle consiste en effet en ce que tous les hommes sont « appelés enfants de Dieu », appelés à partager la condition du Fils et à vivre de son Esprit. La famille de Dieu ne connaît pas d’exclusive, seuls s’en écartent ceux et celles qui s’éloignent de l’amour. C’est cette grande famille qui est en fête et qui, à chaque célébration, préfigure la fête du Royaume.

Cette page d’évangile où nous voyons Jésus, à douze ans, quelque peu désobéir et répondre mal à ses parents, peut, à première vue, déconcerter… Il s’en explique et justifie son comportement en parlant de son Père : une première révélation que Marie et Joseph ne comprennent pas bien… « Mon Père »… Marie, qui sait que son enfant a été conçu par la « puissance du Très-Haut », méditera ces mots… Jésus est ce Fils venu nous révéler le Père, un Père auquel il reste profondément uni et dont il veut être le visage le plus fidèle ; tout au long de sa vie terrestre, il vivra ainsi de longs moments d’intimité, de prière, avec le Père.

Venu nous révéler le Père, son Père, Jésus ira jusqu’à faire de nous la famille de Dieu, les enfants de Dieu. En nous faisant devenir fils et filles de Dieu, il nous apprend à prier en disant « Notre Père ». C’est que, enfants du même Père, nous sommes frères et sœurs dans le Christ, unis par son Esprit. La fête de ce dimanche nous rappelle la fraternité universelle des enfants de Dieu, de tous ceux qui « font ce qui lui plaît ». Noël nous engage à construire cette fraternité en faisant gagner la paix.                                                                            

Père José