Avons-nous faim de Dieu?

Depuis trois semaines, chaque dimanche, Jésus nous invite à un banquet, préparé spécialement pour nous… Le chapitre six de l’évangile de saint Jean raconte, en effet,  le miracle de la multiplication des pains (6, 1-15), suivi d’un long discours de Jésus, c’est l’un des fragments de ce discours que nous méditons aujourd’hui.

Il y a un grand nombre de gens qui ont besoin de pain…  Il y a toute une humanité vouée à la mort et au vide, en manque d’espérance, qui a besoin de Jésus… Il y a un peuple de Dieu  qui a besoin de le rencontrer visiblement pour continuer à vivre de lui… Une chose est sûre, sans Jésus  nous ne pouvons pas vivre: « en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). Il a  voulu nourrir ceux qui ont faim et, a même fait de cela un impératif évangélique fondamental.

 En nourrissant ceux qui ont faim il a voulu nous montrer son amour, se donnant assidûment dans l’Eucharistie. « Celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn 6,58). Saint Augustin faisait le commentaire de ce passage de l’évangile : « quand nous mangeons le Christ, nous mangeons la vie (…), si, en effet, vous vous séparez de lui au point de ne plus prendre son corps et son sang, il faut craindre la mort ».

Le pape François ne cesse de redire que, « sans cette relation d’intimité avec ce  pain, nous sommes des chrétiens païens, des chrétiens qui souffrons de myopie en regard de ce pain.  Pouvons-nous nous avouer, sans nous mentir, que ce pain change vraiment nos vies ? Pouvons-nous identifier comment ce pain nous fait grandir, nous fait vivre comme des sages et non comme des fous ? Pas facile de répondre. Pourtant ce sont nos réponses personnelles à ces questions qui nous font comprendre que Jésus est l’être le plus extraordinaire que nous puissions, les uns et les autres, rencontrer… »

Nos communions au pain de Vie ne sont donc jamais une récompense pour une bonne conduite, un « bon point » reçu pour avoir fait les exercices de piété. Non, le don que Jésus nous fait du Pain de Vie est la réponse à notre désir de sa présence qui comble toute notre vie. Avons-nous faim de Dieu ? Telle est la véritable question !

Père José