» Avec la force de l’Esprit, notre vocation : rendre témoignage !

La « fin » de la cinquantaine pascale est vraiment un « commencement » : quelque chose se passe, « soudain », et qui transforme. Et une foule stupéfaite découvre les merveilles de Dieu ; Il n’y aura plus de retour en arrière possible : la Bonne Nouvelle est maintenant hors les murs, elle ne doit plus connaître de frontières, l’Esprit doit l’emporter jusqu’aux extrémités du monde. Commencement du temps de l’Église qui engendre l’Esprit. Commencement de l’évangélisation, pour tous les peuples, en toutes langues. Commencement de la mission, à la rencontre de tous les hommes de ce temps.

Le récit de la Pentecôte dans les Actes des Apôtres (première lecture) a quelque chose de fulgurant. Mais, une fois passée cette description du don de l’Esprit aux Apôtres, saint Paul (deuxième lecture) nous aide à méditer sur l’action de l’Esprit en nous : il s’agit de « se laisser conduire », puisque l’Esprit nous mène immanquablement vers le bien. Pour ce faire, il faut nous montrer disponible à l’Esprit de Dieu : prendre le temps de la prière, du silence, de l’écoute, du discernement spirituel. Accueillir l’Esprit Saint, c’est désirer cette voie qui conduit à la vie et au bonheur, et se laisser conduire par lui.

Une fois encore, en cette fête de la Pentecôte, les paroles de Jésus insistent sur notre vocation à « rendre témoignage » : véritable leitmotiv de tout ce temps pascal, véritable nécessité dès lors que le Ressuscité est auprès du Père, véritable mission des baptisés à qui est donnée la force de l’Esprit. En l’absence du Seigneur et jusqu’à son retour, l’Esprit de vérité et l’Église sont en quelque sorte ses « chargés de mission ». L’Esprit habite et conduit l’Église, peuple de baptisés. Il l’assiste dans sa mission d’évangélisation et dans le discernement des attentes des hommes d’aujourd’hui.

 

Père José