Les statues de l’église Saint-Louis

Les statues de la façade occidentale de l’église Saint-Louis

Tous les bellifontains et les visiteurs de passage peuvent admirer la façade rénovée de l’Eglise Saint Louis: Les statues, remises en état, attirent particulièrement l’attention des passants et l’on entend fréquemment des cris d’admiration: « Que c’est beau ! »

Sur le fronton au-dessus de la porte, trois statues sont représentatives de chacune des phases de construction de l’église :

Une plaque au-dessus de la porte rue Grande précise en latin : Saint-Louis l’a inspirée, Louis XIII l’a construite et Napoléon III l’a agrandie. La plaque sera restaurée en 2017.

La réalité est assez différente : Saint Louis n’est pas l’inspirateur, mais bien le patron et le protecteur de l’église. Ce n’est pas Louis XIII, mais sa mère, la régente qui a fait bâtir l’église, et si Napoléon III fut un généreux contributeur, c’est bien à l’obstination du curé d’alors, l’abbé Charpentier, qu’on doit l’église d’aujourd’hui…

-Au centre, statue de Saint Louis :

Elle représente Saint Louis portant le sceptre royal dans la main droite et la sainte couronne d’épine et les clous de la crucifixion. Saint Louis, qui représente la Foi et la Justice, est le Saint patron de la Paroisse.

-A gauche, statue de  Saint Vincent de Paul :

Saint Vincent était membre du Conseil de conscience, qui se réunissait occasionnellement à Fontainebleau sous l’autorité d’Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII. Les œuvres de charité de Saint Vincent de Paul sont nombreuses à Fontainebleau : Bâtiment de la Mission confié aux lazaristes, Charité Royale confiée aux Filles de la Charité, qui ont fondé plus tard l’école Sainte-Marie et le Lycée Blanche de Castille, ainsi que l’Hôpital de Fontainebleau.

 

-A droite, statue de Saint Eugène :

Saint Eugène, né à Rome au IIIe siècle après J.C., était un des principaux compagnons de Saint Denis, martyrisé à Paris.

Cette statue fut mise en place pour plaire à l’Empereur Napoléon III et à l’Impératrice Eugénie, dont le fils, le Prince Impérial avait pour prénom Napoléon Eugène. Le Prince Impérial a d’ailleurs fait don d’un vitrail, celui de Saint Pierre à droite en entrant dans l’église. Un autre vitrail représente Saint Eugène.

Au-dessus de chaque côté de l’édifice, deux statues font référence aux racines chrétiennes de la France et confèrent à l’édifice une dimension royale :

-A droite Sainte Clotilde :

Sainte Clotilde, 2 e épouse de Clovis, joua un grand rôle dans la conversion au christianisme de son époux. Sa vie très édifiante et pieuse, toute dévouée à la vraie foi, malgré d’innombrables difficultés, la conduisit notamment à créer un monastère, aux Andelys en Normandie en 511. Elle est représentée avec la couronne royale, le sceptre royal ainsi que l’église d’Andelys.

-A gauche, Sainte Géneviève, Sainte Patronne de la ville de Paris représentée en bergère portant son bâton de berger.

Ces deux statues ont été sculptées en 2016 à l’identique des deux statues originales en terre cuite, très endommagées.

Plus haut, deux statues donnent une identité locale à l’édifice :

-A gauche, Saint Etienne, saint patron de la cathédrale de Sens et du diocèse de Meaux est représenté avec dans une main la palme du martyre et dans l’autre la pierre lapidaire.

-A droite, Saint Roch saint patron des carriers de la forêt de Fontainebleau est représenté en mendiant, avec son chien lui apportant une miche de pain dans la gueule. Il est vraisemblablement représenté en hommage aux carriers sculpteurs du grès utilisé pour bâtir l’édifice.

Ces deux dernières statues ont été sculptées en 2016, selon des photos de l’église au début du XXème siècle.

Il est à noter que ces sept statues représentent un roi, une reine, un évêque, un religieux, une religieuse, un diacre et un laïc, c’est-à-dire tous les états de vie possible d’un baptisé du XIXème siècle.