Récollection liturgique

 

Le père José a offert aux équipes liturgiques un bel enseignement qui a permis à chacun de mieux comprendre l’Avent.

“L’Avent est le temps de la mémoire de la venue du Seigneur, de son invocation et de son attente. Oui, nous croyons que le Seigneur va revenir à la fin des temps !

« Le temps de l’Avent est le temps de la mémoire de la venue du Seigneur DANS LA GLOIRE, de son invocation, de son attente ». A l’Avent, on se prépare au retour glorieux du Seigneur, nous sommes emmenés au-delà de la simple attente de la naissance ! Pour cela il faut veiller (1er dimanche), faire le vide, traverser le désert (2ième dimanche), être saisi d’une joie intérieure profonde (3ième dimanche), le recevoir, être prêt avec Marie (4ième dimanche).

Le fleurissement de l’église fait partie de la liturgie comme les chants et la musique.

Depuis une trentaine d’année, le fleurissement n’est plus considéré par l’Eglise comme un embellissement de la liturgie mais comme une véritable prière qui accompagne la Parole que nous entendons. Les fleurs doivent traduire cette Parole. La symbolique des fleurs est donc utilisée pour traduire le texte. Il s’agira donc de donner un maximum de sens avec un minimum de moyens. Tout doit être dit dans la composition au pied de l’autel.

Edwige Krob nous a alors illustré ces 4 moments de l’Avent en composant devant l’autel un tableau floral signifiant, un chemin d’incarnation, qui va nourrir notre prière : par le choix des couleurs, violet pour la veille et le désert, rose pour la joie, blanc pour Marie, la disposition et la taille des bougies, le choix et la bonne disposition des végétaux ; le tout, intentionnellement, avec une grande sobriété de moyens. Magnifique !

Quelques clés de compréhension des bouquets :

Fleurs rondes : intériorité ;

Composition basse : humilité ; Marie ;

Composition élancées : le Dieu très Haut ; l’Elévation .”

Pierre, Anne-Marie et Sandrine

 

“Samedi 25 novembre, à Chartrettes, une quarantaine d’animateurs chant, liturgie et déco-fleurs se sont réunis pour une récollection sur l’Avent avec le père José et Edwige Krob.

À la question « l’Avent a-t-il encore un sens aujourd’hui ? », ils ont répondu, en résumé : Marana tha ! Notre feuille paroissiale chaque dimanche nous redit : Marana tha… et chaque semaine nous le rapportons à la maison.

Oh ! La ! La ! Sommes-nous ces chrétiens que St Basile définit : comme celui qui chaque jour et chaque heure sait que le Seigneur vient ? Ou bien avons-nous décidé de rester dans la répétition d’une histoire, certes belle mais réduite à un rite ! Gare au risque d’en perdre l’âme !

Alors laissons-nous surprendre tout au long de cet Avent par les chants soigneusement choisis et chantés, par les fleurs liturgiquement préparées.
Merci à Edwige et à Claire, l’art floral et les chants mettaient superbement en relief cette explication sur l’attente, la veille et la conversion.

D’autres, avant nous, ont attendu dans la joie, de l’Ancien Testament au Nouveau, avec la Vierge Marie : demandons leur cette humilité de notre cœur, la conversion chaque dimanche comme une retraite, car « Un rejeton naîtra de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines, sur lui reposera l’Esprit du Seigneur. »

Le Seigneur Vient. Marana tha ! (Isaïe 11, 1).

Laurence