L’assomption de la Vierge Marie

En ce 15 août, l’Église est en fête !

 

OUI, en ce 15 août, en cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie, l’Église est en fête. La joie est au rendez-vous. Joie de Jean Baptiste qui tressaille dans le sein de sa mère. Joie de Marie qui exulte. Joie d’Élisabeth devant sa cousine qui vient la visiter. Joie de la rencontre. Joie démesurée de deux personnes qui croient à la parole du Seigneur. La promesse de Dieu s’accomplit. A Dieu, tout est possible ! Magnificat !

 

L’Assomption de Marie nous fait entrevoir ce qui est promis à toute l’humanité car en Marie, la nature humaine a atteint sa fin et son épanouissement. Avec Marie, c’est le genre humain qui est emporté et peut être reçu au Ciel.

“Ma bonne mère, donnez-moi un cœur tout brûlant pour Jésus !” (Ste Bernadette Soubirous)

 

Le dogme de l’Assomption a été défini en 1950, mais la dévotion pour la Vierge Marie et les processions du 15 août sont portées depuis très longtemps par une tradition populaire.

Le 15 août est la fête de l’Assomption de Marie, mais l’évangile du jour ne dit rien de la mort de la mère de Jésus. Créée toute pure par la grâce de Dieu, Marie ne pouvait pas connaître la dégradation de son corps dans la mort. C’est la tradition populaire qui, tout au long des siècles, a poussé l’Église à définir l’Assomption de Marie comme un dogme, en 1950.

Le culte marial

Les fêtes mariales ont pris place dans le calendrier liturgique progressivement dans l’histoire de l’Église. Dans les années 650, l’Église de Rome observait cinq fêtes mariales : la fête de la Mère de Dieu (1er janvier), la Nativité de Maris (8 septembre), l’Annonciation (25 mars), la Présentation (2 février) et l’Assomption (15 août).

La procession du 15 août

La procession nocturne aux flambeaux, pour la fête du 15 août, s’est pratiquée dans l’Église de Rome dès les premiers siècles, puis a été supprimée par le pape saint Pie V au XVIe siècle.

Le 15 août est un jour férié en France depuis 1638, date à laquelle Louis XII consacra le Royaume de France à la Vierge Marie, pour la remercier de lui avoir donné un fils (futur Louis XIV), après 23 années de mariage sans enfant. En 1638, pour accompagner son vœu, Louis XIII demanda que des processions en l’honneur de la Vierge Marie soit organisées dans tout le Royaume. Cette tradition a perduré et les processions en l’honneur de la Vierge Marie sont aujourd’hui encore très nombreuses.

Pour Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, l’Assomption est la fête du salut définitif de la création.

« Le plus important dans la vie de Marie, ce n’est pas ce qu’elle a fait, mais ce que Dieu est venu faire en elle et avec elle. Elle est en quelque sorte le chef-d’œuvre de l’amour créateur et sauveur. Elle peut, à bon droit, s’exclamer dans le Magnificat : « Dieu se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères. » Avec elle, en ce jour de l’Assomption, nous rendons grâce à Dieu pour les merveilles qu’il a accomplies pour nous… »

« L’Assomption de Marie est une véritable prophétie : le chemin qu’elle a ouvert est celui de tous ceux qui croient à l’accomplissement des paroles qui leur sont dites de la part du Seigneur. Elle est un stimulant car elle nous fait percevoir tout ce que Dieu est capable de réaliser et le projet qu’il veut mettre en œuvre pour les sauvés… L’Assomption est la fête du salut définitif de la création. En Marie s’accomplit la révélation promise aux enfants de Dieu… »

Père José