Jour du pardon – Témoignages

 

Ce dimanche 11 décembre, mais …..que s’est-il passé dans l’Eglise de St Louis ?

14h : Dans l’église st Louis, le Jour du Pardon se prépare :
Installation des pôles de confession avec une icône éclairée, une bougie pour symboliser la lumière du Christ.
La très belle crèche plante le décor et les bougies s’allument au pied de l’autel.
Dans la salle C, café, gâteaux, vin chaud ou papillotes pour les enfants sont préparés.
Les équipes d’accueil se mettent en place aux portes de l’Eglise, les chanteurs devant l’autel.
Tout est prêt.

15h : Le père José ouvre ce temps béni par une lecture de l’Evangile  de St Luc  15, 11-24
« L’enfant prodigue »
Puis les prêtres vont rejoindre leur place : 4 heures ininterrompues de confessions ou de simples échanges où les cœurs s’ouvrent à la grâce de Dieu.
Les gens vont et viennent dans l’église : familles, personnes de tous âges se recueillent devant le
Saint Sacrement exposé.
Les chants d’adoration et de méditation, relayés par les chanteurs,  résonnent doucement dans l’église, permettant à chacun de mieux se recueillir.

A l’extérieur, des paroissiennes proposent aux passants, intrigués, d’aller voir la crèche et nous partagent ce qu’elles ont vécues.
A :  Beaucoup répondent  à l’invitation de venir voir la crèche, certains après avoir dit : « Mais on a le droit de rentrer ? » Ils vont alors voir la crèche, posent des questions, s’assoient parfois : ils sont étonnés de tout ce bruissement et de ce va et vient dans l’église.
Certains, entrés par hasard, se sont même confessés, ou d’autres sont allés parler à un prêtre.
Même des personnes en voiture, s’arrêtaient pour savoir : « Qu’est-ce qui se passe dans l’église ?? »

MQuel beau service que celui d’être chargée de l’accueil à la porte de notre église en ce jour du pardon …
Il y a les « habitués » : ceux qui connaissent déjà : et hop! Un petit kit : le mode d’emploi de la confession et de la prière… Ils entrent d’un pas assuré.
Et puis il y a tous les autres : les « moins habitués ». Leur démarche n’est pas la même. Ils hésitent, s’arrêtent, scrutent le fond de l’église… un bonjour ne suffit pas toujours à les faire entrer. Il me faut donc rester en retrait face aux hésitants un peu hostiles; avancer avec un sourire engageant face aux hésitants bienveillants; dialoguer avec ceux qui veulent rester sur le seuil : «on regarde juste.. . ».
Une chose est sûre : Le Seigneur agit déjà  sur le seuil de la porte, même s’ils n’entrent pas ! Beaucoup aussi sont attirés par les chants…
Les plus jeunes que j’invite à aller voir la crèche entraînent   invariablement leurs parents…

Il y a les questions : « Mais que se passe-t-il ici ?,  » Où est la statue de  sainte Thérèse ? Ou bien « Mon enfant a 4 ans et je voudrais qu’il soit baptisé avant Pâques »…. Cette autre personne sidérée par le fait que « La confession, ça existe encore ? » « Comment faire pour être baptisé à l’âge adulte ? »
Pour chaque situation j’essaie de «  dégainer » le bon trac ! Je me suis munie du Guide du pôle !

Quelques personnes hésitantes finissent par prendre le mode d’emploi de la confession et disent « oui… peut être …on va essayer…  »
Quand j’explique que l’on peut aussi s’entretenir avec un prêtre, une personne d’origine musulmane me pose des questions sur les différents courants dans  l’église …
Une jeune femme parlant une langue slave et qui ne parle pas anglais, essaye de me dire quelque chose… on se comprend avec les yeux, elle fait un petit tour et ressort les larmes aux yeux… me serrant avec ses deux mains.

Et puis il y a la prière qui jaillit de mon cœur pour ces personnes qui rentrent rarement dans une église : je vois certains s’asseoir et je prie pour eux « Seigneur, touche leur cœur… »

Au-delà de tout ce qui a pu être vécu dans les pôles de confessions, c’est le cœur des passants, souvent loin de l’église, qui a pu être touché : Merci Seigneur !

Merci de tout cœur aux 22 prêtres qui sont venus, parfois de loin et malgré le froid ! Et à tous ceux qui ont préparé et animé cette belle journée !