Jour du Pardon – Pourquoi se confesser?

 

De nombreux prêtres seront présents le dimanche 12 décembre de 15h à 19 h dans l’église saint Louis

pour confesser ou simplement  rencontrer ceux qui le désirent.

En ce temps d’avent, nous pouvons ainsi préparer nos cœurs et nos âmes à la venue de Jésus, dans la joie !

Oui, car même si parfois la démarche nous parait difficile, beaucoup de personnes témoignent de la paix et de la joie reçues : c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à venir et à en parler autour de vous.

Venez en famille ou avec vos amis, petits, jeunes et grands, pour recevoir le pardon de Dieu.

Pourquoi se confesser ?

« Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 20)

Depuis que le Christ a donné sa vie pour nous sur la Croix en adressant à son Père cette prière : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34), le pardon de Dieu nous est éternellement offert, et en plénitude ! Ce pardon, nous l’avons reçu au jour de notre baptême : mais qui d’entre nous pourrait dire, à la lumière de l’Evangile et de l’enseignement de l’Eglise, qu’il est toujours fidèle à la grâce de son baptême ?

Ne pouvons-nous pas, alors, demander directement pardon à Dieu, dans le secret de notre cœur, de notre prière personnelle ? Il est vrai qu’une telle démarche, qui nous est offerte, par exemple, au début de chaque messe, à toute sa valeur pour les fautes dites « vénielles », c’est-dire « légères ».

Mais prendre appui sur cela pour en venir à penser que nous n’avons pas besoin « d’aller nous confesser », c’est oublier que toute conversion véritable trouve sa source, non pas d’abord en nous, mais dans le don que Dieu nous fait de sa Miséricorde ! Pour dire les choses simplement, Il ne suffit pas de reconnaître que nous avons péché ; il nous faut, comme le fils prodigue de la parabole en a fait l’expérience (cf. Lc 15, 11-32), permettre à notre Père du ciel de nous serrer sur son cœur, pour que nos propres cœurs en soient bouleversés, transformés ! Et c’est bien pour que chacun de nous puisse faire cette expérience que le Christ a institué le sacrement de la pénitence et de la réconciliation :

« Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les maintiendrez, ils leur seront maintenus » (Jn 20, 22b-23).

Par la grâce de ce sacrement, dont les prêtres sont les ministres, Dieu Lui-même, par le don de son Esprit, vient toucher nos cœurs pour les retourner en profondeur vers lui et nous réconcilier avec Lui. C’est Lui seul qui, par la révélation et la communication de sa miséricorde, peut nous donner la grâce d’avoir une véritable contrition de nos fautes et le désir ardent de nous convertir.

Pour nous ouvrir au don de cette grâce, Il nous appelle à reconnaître nos péchés en les avouant à un prêtre qui a grâce et mission pour le « représenter » (c.-à-d. « le rendre présent »), à les regretter, avec la ferme intention de nous convertir, avec l’aide de la grâce reçue dans le sacrement.

« Mon fils était mort, et il est vivant, il était perdu, et il est retrouvé ! » (Lc 15, 11-32)

Le pardon ainsi reçu est source de joie et de paix ! Il est l’occasion d’une véritable « résurrection intérieure », d’un renouvellement de notre cœur dans l’amour. Ayant accueilli la miséricorde de notre Père du ciel, réconciliés avec Lui, avec nous-mêmes, et avec l’Eglise dont les prêtres sont aussi les ministres, nous sommes rendus capables, par grâce,  de vivre d’une manière nouvelle, en vrais témoins de la résurrection !

Si l’Eglise nous demande d’accueillir ce don de la Miséricorde au moins chaque année, pour nous préparer à célébrer la fête de Pâques, n’hésitons pas à venir puiser plus fréquemment à cette source de vie, de résurrection, qu’est le sacrement de la réconciliation !

Très bonne montée vers Noël à chacun de vous, avec la Vierge Marie, Mère et Reine de la Miséricorde ! Bien fraternellement.                                                                                                                                  Père Philippe Marchand.