Fête de la saint Joseph – Chapelle lycée St Aspais

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Tableau de la  chapelle du lycée st Aspais

 

Fête de Saint Joseph le 19 mars

C’était un juste » selon l’évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19. Voir le site nominis

Saint Jean-Paul II l’a voulu  patron du troisième millénaire et de la nouvelle évangélisation.

Saint Joseph a été déclaré patron de l’Eglise universelle par le pape Pie IX le 8 décembre 1870.
– Le 18 mars 2009, lors de son voyage en Afrique, Benoît XVI a présidé les premières vêpres de la solennité de saint Joseph.

Il est également le patron des carmes déchaux

 

Le saviez-vous ? 

Le lycée saint Aspais est placé sous sa protection, lorsque le chanoine Bros fonde, en 1928, au 18 boulevard Maginot, une succursale de l’école saint Aspais de Melun (même si, pour tous les élèves, anciens et nouveaux, le patron de l’Eglise Universelle passe après « saint As » !)

Une statue de saint Joseph orne la façade du bâtiment principal du lycée bellifontain mais c’est surtout la chapelle qui constitue un trésor Art Déco et plus particulièrement la grande toile marouflée, apposée au dessus de l’autel, œuvre du grand artiste George Desvallières (1861-1950)

Contemporain de Maurice Denis et créateur, avec lui, des Ateliers d’Art Sacré, ancien élève de Gustave Moreau et, par ailleurs, ami de Georges Rouault et d’Henri Matisse, Desvallières est marqué, à jamais, par la traversée de la Grande Guerre. Après la mort de son fils, sur le front d’Alsace, en 1915, il décide de se consacrer exclusivement à la peinture religieuse.

Ce grand panneau décoratif dédié à « saint Joseph, patron de la Sainte famille et protecteur  des écoliers » a repris définitivement sa place actuelle après avoir été exposé au Salon d’Automne, à Paris, en 1933.

Dominant l’ensemble du tableau, aux couleurs terreuses, comme celle des tranchées, le Christ en Croix en constitue la figure centrale.

A droite, un coin de la toile évoque la paix, la joie, le calme de Nazareth : la Vierge, assise sur un siège bas, serre sur son cœur l’Enfant Jésus, qu’elle vient de retirer d’un rustique berceau et qui, dans un geste câlin, renverse la tête en arrière pour mieux voir sa mère lui sourire. Debout, appuyé sur une planche, Joseph contemple ce spectacle.

A gauche, sous la conduite d’un prêtre en surplis, un groupe d’enfants agenouillés sous la bénédiction que leur donne saint Joseph, patron de l‘école, une main sur l’établi et le buste incliné vers les jeunes.

Enfin, au-dessous du Crucifié, un groupe singulièrement émouvant : l’Enfant Jésus, soutenu par Marie, semble vouloir s’élancer vers son sacrifice futur, tandis que la Vierge, l’acceptant par un élan généreux de tout son être, regarde douloureusement son Fils en croix. Le coq rappelle le reniement de saint Pierre, tandis qu’un peu partout, des têtes d’anges – faces rondes portées par deux petits ailerons – évoquent la réalité et la protection du monde invisible …

De l’ensemble des symboles accumulés dans cette puissante composition se dégage une forte impression religieuse : tout travail, avec ses joies et ses peines, est béni de Dieu et doit être rapporté à l’œuvre de la Rédemption.