Un Évêque d’Orient à st Paul d’Avon

Le 22 Janvier 2017 en l’église Saint Paul à Avon, nous avons pu célébrer la messe selon le rite maronite sous la présidence de Monseigneur GEMAYEL, évêque maronite de l’Éparchie Notre Dame du Liban de Paris.

Monseigneur GEMAYEL était accompagné d’un confrère évêque maronite venu du Canada et d’un prêtre syriaque. Notre Curé, le Père José ANTONINI, les a accueillis fraternellement dans notre église. Environ 200 personnes étaient présentes, parmi lesquelles nos amis d’Orient réfugiés dans notre secteur.

Pour commencer afin de comprendre la situation, l’Evêque a donné une conférence dont le thème a été « Les défis des chrétiens d’Orient ». Une évocation de l’Eglise dans la région du Moyen-Orient dès le début de la chrétienté jusqu’à nos jours. Un parcours rapide, pour un sujet vaste et complexe, mais permettant de comprendre comment l’Eglise fondée sur les apôtres s’est petit à petit séparée en plusieurs églises aux rites divers, selon les cultures, l’histoire et les circonstances locales. Ce regard sur les évolutions dans le temps nous a permis de mesurer que, même si nous utilisons des rites différents, c’est notre foi en un même Dieu trinitaire, qui nous fait vivre les uns et les autres.

La messe a été célébrée en partie en français, en arabe mais aussi en araméen la langue parlée par Jésus. L’évêque commentant au fur et à mesure de la célébration les gestes, signes, symboles que les catholiques français n’ont pas l’habitude de pratiquer. Une belle occasion pour nous enrichir, en découvrant certaines richesses du rite utilisé par nos frères catholiques orientaux lorsqu’ils célèbrent l’Eucharistie.

Après les deux tables de la messe, celle de la Parole et celle de l’Eucharistie, l’après-midi s’est poursuivie autour d’une table de la fraternité en buvant le verre de l’amitié et partageant les pâtisseries préparées par les amis venus d’Orient.

Un après-midi joyeux et chargé d’émotion.

 

Quelques notes retenues à la suite de la Conférence de Monseigneur GEMAYEL, Evêque maronite de l’Éparchie Notre Dame du Liban de Paris.

L’histoire du christianisme commence au  1er siècle après la crucifixion de Jésus. C’est dans les régions des actuels Liban, Syrie, Irak et Iran que sont fondées par plusieurs disciples de Jésus les premières communautés, en particulier dans les villes de Rome, Ephèse, Alexandrie, Antioche.

Ces premières communautés, ne se définissent pas encore comme chrétiennes. La référence la plus ancienne connue pour le terme «christianisme» se trouve dans la lettre d’Ignace d’Antioche aux Magnésiens à la fin du 1er siècle.

Au VIIe siècle, le passage d’une grande partie des chrétiens du Moyen-Orient et d’Espagne sous domination musulmane modifie le paysage du christianisme. Au VIIIe siècle des controverses, ajoutées aux rivalités politiques, aboutissent à la séparation des Églises d’Orient et d’Occident.

Les Églises catholiques dites de «rite oriental»

Elles se caractérisent par le fait d’être en communion avec l’évêque de Rome (le Pape), dont elles reconnaissent la primauté, tout en ayant leur propre rite liturgique.

Les Églises catholiques de «rite oriental» sont des Églises autonomes ou «Églises de droit propre», et sont considérées comme étant pleinement l’église catholique, au même titre que l’église latine. Elles sont issus, sauf exception, des traditions alexandrine, antiochienne, arménienne, chaldéenne et constantinopolitaine (ou byzantine).

 

Les Maronites

  1. Histoire

Aux alentours de l’an 400, vécut dans les montagnes de Syrie un ermite du nom de Maron, dont les disciples formèrent le noyau initial de l’Église maronite. Grace à sa situation, retirée dans les montagnes, cette église a pu se maintenir et échapper à diverses difficultés et persécutions.

Chassés de Syrie lors des persécutions du IX e siècle les maronites s’installèrent principalement au Liban où ils vécurent en Église autonome.

Le Collège maronite de Rome, fondé en 1584, contribua à la formation des évêques et du clergé. Il forma également des savants orientalistes.

La vallée de Kadisha ou vallée sainte, à l’est de Tripoli (Liban), a été jusqu’au XVIIe siècle un lieu de prédilection pour le monachisme maronite. C’est là que vécut le moine Charbel Makhlouf, ermite, canonisé en 1977.

  1. Aujourd’hui

L’Église maronite, est une des Églises catholiques orientales, la seule église d’Orient à être restée fidèle à l’église catholique dès ses origines. Elle relève de la tradition antiochienne d’expression syriaque. Le chef de l’Église porte le titre de Patriarche d’Antioche

L’Église maronite compte 23 diocèses et deux vicariats au Liban, en Syrie mais aussi dans le monde entier.