Dimanche de la santé 2020- 8 et 9 février

 

Depuis 1992, l’Eglise Universelle célèbre tous les 11 Février, Fête de Notre Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des malades, instituée par Saint Jean Paul II.

En France, elle se traduit par « le Dimanche de la Santé » le 9 Février 2020 cette année, et qui a pour thème de réflexion  « Ta nuit sera lumière » ;

Cette journée mondiale de prière, plus particulièrement dédiée à nos malades et à ceux qui les accompagnent, permet aussi de présenter l’action de toutes les associations faisant partie de la Pastorale de la santé : Service évangélique des malades, Lourdes Cancer Espérance, l’Hospitalité de Lourdes,   Saint Vincent de Paul, Ordre de Malte et les Aumôneries hospitalières du diocèse.

Le monde de la santé nous concerne tous : malades et leurs familles, mais aussi personnels hospitaliers, chercheurs, bénévoles et chacun d’entre nous.

La personne souffrante nécessite d’être accompagnée. Auprès d’elle, témoignons que «  Ta nuit sera lumière ».Cela  commence par une présence par laquelle elle retrouve le désir de vivre.

Etre malade, handicapé, âgé, c’est souvent être seul  face à l’angoisse, à la souffrance, voire à l’abandon. C ‘est là où chacun d’entre nous peut trouver toute sa place pour visiter, écouter, aimer ce voisin, cet ami ou cet inconnu, en fait, tout simplement cette sœur et ce frère en humanité qui nous attendent.

Dans cette mission d’Eglise, l’Aumônerie Catholique de l’Hôpital de Fontainebleau vous invite à la rejoindre pour répondre à l’invitation du Christ « J‘étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25.31/46).Vous pouvez nous joindre au 07 62 00 65 51.

Nadine de Miceli , responsable de l ’équipe d’aumônerie de l’hôpital de Fontainebleau .

A l’occasion du « Dimanche de la santé » il est possible aux personnes malades ou âgées de recevoir « le sacrement des malades » au cours des messes dominicales  des 8 et 9 Février 2020.

Contact : Stéphanie: 09 64 42 48 13

Les aumôniers d’hôpitaux et les bénévoles qui les entourent sont le visage de l’Eglise auprès des malades et des personnes âgées …

Bonjour Nadine ! Présentez-vous !
Je m’appelle Nadine de Miceli, mariée, mère de 7 enfants. Mon mari a été, de longues années, militaire dans les Forces Spéciales.  Nous sommes aujourd’hui grands-parents. Depuis le départ des enfants, j’ai pris la responsabilité de l’équipe de l’aumônerie catholique de l’hôpital de Fontainebleau.
Comment êtes-vous arrivée là ?
Nous avons accueilli à la maison un prêtre africain, le Père Martin qui, un jour, m’a interpellée : « Nadine, savez-vous ce qu’est un aumônier d’hôpital ? » J’ai cherché à me renseigner et l’on m’a répondu, au téléphone : « On vient demain chez vous ! » (Les responsables du diocèse venaient de terminer une neuvaine pour trouver quelqu’un)
Je n’avais pas spécialement d’expérience, même si j’avais été bibliothécaire bénévole dans un service d’enfants cancéreux … mais, ayant fait 3 ans d’études de médecine, je connaissais, malgré tout, le milieu hospitalier pour y avoir effectué des stages.
Expliquez-nous comment cela fonctionne ?
J’ai une « double casquette » : je suis juridiquement rémunérée par l’hôpital, pour un quart de temps, dans le service du : « Prendre soin » … et missionnée par l’évêque, pour le service des malades – c’est ma « casquette diocésaine » !
L’EHPAD est rattaché à l’hôpital. L’équipe est actuellement composée de 17 bénévoles et c’est le père Philippe Marchand qui est notre prêtre référent.
Nous nous réunissons tous les mois, en toute confidentialité, pour prier ensemble, partager nos émotions, nos difficultés et nos beaux moments. Des formations diocésaines sont également proposées par la Pastorale de la Santé de Meaux ou d’Ile-de-France : maladies psychiques, accompagnement du deuil périnatal, par exemple.
Les 12 aumôniers d’hôpital du diocèse se retrouvent, par ailleurs, pour une réunion mensuelle avec Julie Gautry, responsable diocésaine et le père Alain Gambart, vicaire épiscopal pour la pastorale de la santé, qui est le référent du groupe.
Comment peut-on devenir bénévole et intégrer votre équipe ?
Il faut nous téléphoner (07 62 00 65 51) et avec Jean-Jacques Curgy, qui est mon bras droit, nous vous recevrons pour vous présenter les caractéristiques de l’aumônerie.
Après un stage de 3 ou 4 mois durant lequel on accompagne un bénévole confirmé au cours de ses visites, le choix d’un service est discuté ensemble.
En général, il y a un bénévole du groupe par service, parfois deux, si l’on estime utile de dédoubler.
Parlez nous de votre mission …
Notre statut nous permet de frapper aux portes de toutes les chambres…Nous sommes surtout des écoutants et bénéficions, d’ailleurs, d’une formation spécifique à l’écoute, obligatoire pour les nouveaux bénévoles.Nous apportons une bouffée d’oxygène, à des personnes qui ont besoin de se distraire, une chaleur amicale et un réconfort. Certaines nous confient ce qu’elles ne peuvent dire à leur famille, amis ou personnel médical. La maladie révèle souvent des souffrances qu’elle fait resurgir et renvoie à des angoisses existentielles.
A l’EHPAD, la communication est plus difficile avec certaines personnes âgées murées dans leur souffrance psychologique : certains sont atteintes de la maladie d’Alzheimer, d’autres sont handicapées par des déficits sensoriels graves. Nous apportons une présence aimante et bienveillante …
Nous intervenons également aussi auprès des personnels soignants, avec lesquels nous entretenons d’excellentes relations !
Que vous apporte ce service aux malades ?
Dans la maladie et la dépendance, on rencontre la personne « dans son cœur profond», dans ce qu’elle a de plus vrai. Tout est dans le don : la seule chose qui compte alors, c’est l’Amour donné et l’Amour
reçu.Quand on discute avec les bénévoles, lors de nos rencontres mensuelles, ils disent combien c’est vivifiant. Cela dynamise leur vie et les relations avec leur entourage.Nous sommes un groupe soudé, vraiment fraternel et très priant.
Nous avons également deux jours de retraite, une fois par an, chez les Petites sœurs de Bethléem, à Poligny.
Un mot pour finir ?
Quand on y est, quand on s’est engagé, on y reste ! Un bénévole vient toujours parce qu’il a ressenti un Appel.
Oui, c’est une vocation, soutenue par une vraie formation et qui s’enracine dans la prière.

Propos recueillis par Catherine Philippe