Aumônerie – Soirée pour tous

Le vendredi 13 décembre à 19h à St Louis aura lieu la première Soirée pour Tous de l’aumônerie.

Nous accueillons le Père Paul-Elie Cheknoun, prêtre de la Fraternité Missionnaire St Jean-Paul II, qui vient témoigner de sa conversion de l’islam au catholicisme et de son parcours de foi.

Nous aurons également un temps de louange et d’adoration. Cette soirée est ouverte à tous, aussi n’hésitez pas à y convier vos proches pour venir rencontrer ce témoin de Jésus-Christ, touché par une magnifique conversion.

L’aumônerie

 

Extrait de l’article du Parisien 26 juin 2016.

 » Né en Algérie, il a été successivement musulman, protestant évangélique et enfin catholique. « J’ai toujours eu cette soif d’être proche de Dieu », résume-t-il. Ce destin-là de converti qui s’engage dans la prêtrise n’est pas une première dans l’histoire du clergé hexagonal. Il n’empêche, il demeure exceptionnel.

Celui qui s’est d’abord appelé Ali — Paul-Elie est son prénom de confirmation — est né en Kabylie, près de Tizi Ouzou. Sous l’impulsion de son père, professeur de français qui a étudié dans l’Hexagone, il découvre l’islam, le ramadan, la mosquée… Mais il prend ses distances avec la religion à l’époque des années noires du terrorisme dans son Algérie d’origine. « J’ai alors vécu comme un athée durant quatre ans », explique-t-il. Jusqu’au jour où ce diplômé en informatique se rapproche du christianisme.

Le 1er mai 1999, un cousin l’invite dans une église évangélique clandestine au cœur d’un village kabyle. « J’ai eu la révélation de Jésus. Il m’a parlé, il m’a appelé, il m’a dit qu’il m’avait toujours protégé. Je me suis senti aimé comme jamais, j’ai senti une effusion de l’Esprit saint. Pendant dix minutes, je me suis mis à pleurer », se souvient-il. Le converti est d’abord baptisé chez les évangéliques avant de choisir de devenir catholique en 2005, après sa rencontre avec un prêtre missionnaire venu évangéliser en Algérie. A ce moment-là, il reçoit des menaces des islamistes, qui veulent également s’en prendre à sa famille. Il doit quitter sa terre natale et met le cap sur la Belgique.

Le réfugié s’installe alors dans une communauté religieuse. Il obtient la nationalité belge mais c’est bel et bien en France, au séminaire dans le Var, qu’il démarre en 2010 sa formation de prêtre. Un choix accepté par les siens. « C’est une grâce du Seigneur, cette tolérance. Mon père a accueilli favorablement ma conversion. Je suis une exception. Je connais des convertis en Algérie qui ont été chassés de leur maison. L’amour de Jésus-Christ touche toute ma famille », s’extasie-t-il. »