Adoration de nuit – Témoignage

Ce mois-ci, je fête mes dix ans d’Adoration Eucharistique.

Chaque semaine ou presque, depuis toutes ces années, j’offre une heure, dans la nuit, au Saint Sacrement. Je devrais écrire : je m’offre une heure car c’est un temps où l’on est totalement inemployé au sens concret en tous cas, un temps de pause absolu, à simplement contempler Jésus Hostie, à le prier, lui parler. Dans l’agitation ambiante du quotidien, c’est un oasis bienfaisant. Et tant pis si l’esprit parfois vagabonde, ou s’ensommeille. Tous les adorateurs, tous les Saints même, savent que c’est normal, l’important c’est d’être présent devant Lui, sans exigence trop rigoureuse envers soi-même. Je suis devant Lui, comme je suis, il me connaît suffisamment avec mes faiblesses et mes défauts. Il y a des heures d’adoration qui sont vraiment des heures de communion, de recueillement profond, et puis d’autres plus sèches, où j’attends que le temps passe. Il y des jours où j’y vais avec empressement et désir, d’autre où je traîne les pieds. Il me semble que c’est exactement comme toute relation humaine : même avec l’être que l’on chérit le plus, il y a sur la durée, des moments de joie intense partagée, mais d’autres aussi plus fades, des fois où l’on n’a pas assez de temps pour tout se dire , d’autres où on s’ennuie un peu.

 

Ce dont j’ai la certitude en tous cas au bout de ces dix années, c’est que l’Adoration, comme une grande amitié ou un grand amour, m’a transformée en profondeur, imperceptiblement, et en mieux. J’aurais bien du mal à m’en passer maintenant.

Ce dont j’ai la certitude aussi, c’est que c’est bien une Personne, qui nous attend et nous accueille et qu’il suffit que nous venions devant Lui pour déjà le combler car il est la Miséricorde même. Certains se privent de l’Adoration parce qu’ils pensent que cela est trop exigent, mais c’est l’inverse, il suffit juste de venir et d’être là, une heure, un temps si court, si facile à donner.”

 

Une adoratrice de nuit

Adoration sur le pôle